Le trouble de santé mentale d’un proche est toujours un facteur important dans le motif de consultation. Le vécu de chaque proche aidant est différent. Comprendre des problématiques vécues par les proches aidants peut vous aider à mettre les mots sur ce que vous vivez et vous aider à trouver des solutions appropriées à votre propre situation.
« La maladie de mon proche est ma priorité dans la vie, je n’ai pas de temps pour autre chose »
Lorsqu’une problématique de santé mentale se manifeste au sein d’une famille, il peut arriver que tout le noyau familial dirige son attention vers la personne vivant la problématique, au sacrifice des besoins des autres membres de l’entourage. Par exemple, certains parents regrettent d’avoir négligé les besoins d’un enfant perçu comme étant moins problématique alors que d’autres ne se permettent pas de prendre du temps pour se ressourcer.
« Coudonc, il va tu falloir que j’essaie de me suicider comme ma grande sœur pour que vous fassiez attention à moi ?! » – Jeune garçon de 15 ans
Il est tout à fait naturel de vouloir aider son proche que l’on voit dans le besoin, mais c’est important de se permettre le temps nécessaire pour trouver une façon de l’aider sans s’oublier ou oublier le reste de l’entourage. Souvent, on agit d’abord et avant tout pour calmer sa propre anxiété face à la situation et regagner un sentiment de contrôle, mais nos actions n’aident pas toujours le proche atteint ni son entourage à long terme. Une visite à Espace allié peut vous aider à établir des objectifs qui restent cohérents à vos valeurs et les besoins de votre proche, tout en respectant davantage vos besoins personnels.
Avantages de travailler sur cette problématique :
- Baisse du niveau d’anxiété personnel
- Diminue la friction avec vos proches
- En ayant plus d’énergie, on est mieux équipé face aux imprévus
- Évite d’atteindre la fatigue de compassion
« Je serais égoïste si je lui imposais des limites ». « Si je lui impose des limites, son état empirera ». « Si je lui impose des limites, il se sentira rejeté », « Si nous aimons, nous ne devons pas fixer de limites ».
Il peut arriver qu’on se sente écrasé, soumis, impuissant face aux décisions de son proche vivant avec une problématique de santé mentale, qu’on sente que le proche entre trop dans sa bulle, qu’il soit trop collant ou agisse avec de l’hostilité. Par moment, dans ces situations, il semble que la seule option soit d’acheter la paix ou de fuir. Parfois, on sent que l’idée de mettre des limites à un adulte c’est de l’infantiliser ou bien un acte méchant et tyrannique.
Les limites sont un élément essentiel de toute relation sociale et particulièrement dans toute relation d’amour. Cependant, c’est un élément que l’on trouve généralement dans les non-dits, les suppositions et l’illusion du « sens commun ». Lorsqu’une difficulté de santé mentale entre dans l’équation de la relation, il peut s’avérer nécessaire d’établir les limites en les sortant de l’univers du non-dit; de clarifier hors de tout doute quelles sont nos limites, celles de notre entourage, mais aussi celles de la personne atteinte qui a besoin de se sentir respectée et non dans l’imposition.
Avantages :
- Une relation d’adulte à adulte : De ne pas permettre à son proche de souffrir des conséquences de ses actes, c’est le traiter d’enfant. Lui permettre de vivre les conséquences de ses actes lui montre que vous croyez en sa capacité et que vous le respectez.
- La responsabilisation : Bien qu’on agisse toujours avec le but d’aider la personne, il arrive souvent que l’on aide à maintenir le statu quo en protégeant la personne des conséquences de ses actes. On se plaint du fait que « la personne ne comprend rien quand j’essaye de lui expliquer! » alors qu’en ne mettant aucune limite, nos actions ne suivent pas nos paroles.
- Assurer la sécurité de tous.
- Retrouver le calme dans votre propre vie.
- Encadrer votre relation vers une relation qui vous donne plus de plaisir et moins de souffrance.
- Et bien plus…
Malgré tous ces avantages, il est très difficile de mettre des limites lorsqu’on n’a pas l’habitude le faire. Bien que ce soit un acte d’amour pour le bien de l’autre, on peut le percevoir comme un acte punitif et égoïste. Il y a plusieurs croyances adoptées par rapport à la mise de limites qu’on peut avoir besoin de remettre en question et de reconstruire. En prenant rendez-vous à Espace allié, un intervenant peut vous aider à identifier vos blocages vis-à-vis les limites et développer des stratégies de mise de limites, telles que :
- Comment et quand établir une nouvelle limite?
- Comment et pourquoi les maintenir dans le temps?
- Comment faire pour que la limite soit acceptée par le proche?
- Comment communiquer sa limite de façon à ne pas être perçu comme hostile ou contrôlant?
- Quelles limites établir pour son propre bien et celui de son proche?
Recommandations de lectures :

D’Auteuil, Sandra, et Caroline Lafond. Vivre avec un proche impulsif, intense, instable. Bayard Canada Livres, 27 nov. 2010

Peticollin, Christel. S’affirmer et oser dire non. Éditions Jouvence, 20 nov. 2013.
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« Qu’ai-je fait pour que mon enfant soit comme ça? » « Si seulement j’avais ___ » « J’aurais donc du___ » « Je ne saurai jamais si ____ ».
La culpabilité est une émotion forte et importante dans le développement de son identité; elle nous enseigne à ne pas refaire une action qui a causé un tort à autrui dans le passé. Malheureusement, la culpabilité que l’on ressent dans la posture de proche aidance est principalement de l’ordre de la culpabilité malsaine. C’est une culpabilité qui n’a aucun but éducatif pour la personne, car la leçon a déjà été bien apprise. Cependant le sentiment reste. Parfois, on ressent le besoin de se sentir coupable, on sent que ce serait égoïste ou irresponsable de laisser aller le sentiment.
Espace allié aimerait vous inviter à voir votre culpabilité malsaine comme l’obstacle qu’elle est, non seulement envers votre propre bien-être, mais aussi envers le bien-être de votre proche. En quoi la culpabilité impacte négativement son proche :
- On prend des décisions pour calmer sa culpabilité à la place de prendre des décisions pour aider au développement de son proche.
Ex. : Certaines personnes avec des troubles de santé mentale vont avoir tendance à connaître exactement quels boutons toucher pour activer la culpabilité, tels que; « Tu ne m’as jamais enseigné à réguler mes émotions quand j’étais adolescent! C’est pour ça que j’ai besoin d’argent pour les drogues maintenant ! », « Si tu t’étais séparé de mon père plus tôt, je n’aurais jamais vécu ce traumatisme! » et bien plus d’accusations. Parfois, il y a un morceau de vérité dans les accusations – après tout, aucun humain n’est parfait et votre enfant n’est pas venu au monde avec un manuel, et le fait de connaître le morceau de vérité dans l’accusation active fortement la culpabilité. Si on accepte avoir négligé d’enseigner la régulation d’émotion à notre enfant, il se peut qu’on pense « Bon d’accord, je n’approuve pas, mais c’est ma responsabilité, je lui donnerai de l’argent » alors qu’en faisant cela, on ne l’aide pas plus à développer sa capacité à réguler les émotions; on pousse le problème à plus tard.
Il est aussi possible d’accueillir son sentiment de culpabilité sans qu’il vienne affecter nos actions, de maintenir son objectif d’aider son proche à développer sa capacité à réguler ses émotions de façon cohérente. Le premier pas, c’est de reconnaître si on agit pour calmer sa culpabilité ou si on agit dans un autre but.
- Lorsqu’on sent de la culpabilité, on sous-estime l’importance de ses propres droits et besoins. Même si vous acceptiez 100% de la culpabilité par rapport à la situation de votre proche, vous auriez toujours des droits, tels que le droit à votre sécurité psychologique. Par conséquent, on enseigne à son proche que les droits de son entourage sont malléables selon la situation.
- Le fait d’écouter fortement
àsa culpabilité peut empêcher d’avoir un regard objectif sur sa propre vie et ce sur quoi on a le contrôle aujourd’hui. - La culpabilité peut empêcher de voir son proche comme un individu à part entière, capable de prendre responsabilité de ses actions et réactions et capable de surmonter toute difficulté à laquelle ils font face sans qu’on vienne le sauver.
Recommandations de lecture :

· Germer, C. K. (2013). Autocompassion (L’). Odile Jacob.
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S’il s’agit d’une situation de risque imminent pour vous ou une autre personne, ignorez tout ce qui suit et faites appel aux urgences en composant le 911 ou le 811 #2 (Info social). Suivez ce lien pour apprendre davantage sur la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui (P-38) et l’ordonnance d’évaluation psychiatrique (lien).
« Nous devons adhérer à ce qu’il pense pour acheter la paix »
Il y a certaines problématiques de santé mentale, telles que la psychose ou la manie, pendant lesquelles une personne peut devenir déconnectée de la réalité pendant une certaine période. Il s’agit d’une période très difficile à manier pour son entourage – on ne sait pas comment réagir lorsqu’un proche partage des propos paranoïdes (les voisins m’espionnent, il y a des caméras partout, etc.), des propos de grandeur (je suis le sauveur de l’humanité, je peux rouler à 300 km/h sans aucun risque d’accident, j’ai décidé de dépenser 50 000$ pour le fun!, etc.) ou des propos simplement bizarres (Tout le monde peut lire dans mes pensées!, je sais ce que tu as fait, les anges m’en ont parlé, etc.)
D’un côté, on ne veut pas lui donner raison dans ses propos décousus, mais de l’autre côté, on ne veut pas entrer dans l’argumentation. Alors quoi faire? Il n’y a pas de solution miracle, il est payant de se rappeler que bien que la situation soit fictive, les émotions ressenties par le proche sont réelles. Il est conseillé de parler aux émotions et non pas aux faits. Ex. : Je comprends, je crois que moi aussi je ne me sentirais pas en sécurité si je me sentais persécuté. Comment fais-tu pour diminuer ton anxiété?
Avantage de parler aux émotions :
- Lorsqu’on argumente, les émotions deviennent encore plus intenses et le proche sent qu’on n’est pas capable de le comprendre ou bien qu’on ne lui fait pas confiance.
- Lorsqu’on reconnaît ses émotions, la personne se sent comprise et automatiquement, cela calme ses émotions. Avec l’intensité des émotions qui baisse, les symptômes baissent également. Une situation de crise peut devenir une situation sous contrôle par le simple fait de se sentir écouté.
- Même si la personne n’est pas capable de reconnaître avoir perdu contact avec la réalité, elle peut reconnaître son anxiété, sa peur, son manque de sommeil, etc. Et ce sont toutes des pistes qui peuvent être utilisées pour amener la personne à consulter. Lorsqu’on met toute l’emphase sur le fait que la personne « ne va pas bien dans la tête », on nuit au lien avec la personne et elle ne cherche de l’aide pour aucun des symptômes. Tout symptôme traité aura un effet boule de neige sur les autres symptômes (Si on dort mieux, on est moins irritable. Si on est moins irritable, on est plus calme. Si on est plus calme, on a moins le sentiment d’être persécuté, etc.)
Les situations de perte de contact avec la réalité sont complexes et difficiles à naviguer par soi-même. Un intervenant d’Espace allié pourra vous épauler à travers cette situation particulière.
Recommandations de lectures :

Tracy, Serge. De psychologue à psychotique. Les éditions Québec-Livres, 1er février 2014.
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« Les intervenants nous disent qu’iI a besoin de nous, mais ne nous disent pas ce que nous devons faire »
À partir de 14 ans, la personne a le droit à la confidentialité dans toutes ses démarches de santé. En tant que proche aidant, ça peut être une énorme source de frustration de ne pas savoir ce qui se passe en psychiatrie ou dans tout autre suivi psychosocial par rapport à la santé mentale de la personne. Parfois on ne voit pas de progrès, parfois on sent que la personne s’en sert pour nous manipuler et parfois on croit que la personne ne dit pas tout à son thérapeute, etc.
Que peut-on faire? Premièrement, vous n’avez pas le droit de recevoir de l’information, mais c’est votre droit de partager vos observations et préoccupations. À l’occasion, on peut écrire une lettre au psychiatre, envoyer un courriel à l’infirmière traitante ou envoyer l’information par tout autre moyen auquel on réussit à avoir accès. Quelques fois, on gagne à demander à une personne neutre de lire notre lettre pour s’assurer qu’elle reste dans les faits objectifs et observables dans le but de gagner de la crédibilité. Bien que ce soit une méthode envisageable, il peut également arriver qu’on ne reçoive pas de réponse à la lettre ou bien que la personne apprenne qu’on a contacté son thérapeute. Il se peut qu’il n’y ait effectivement rien à faire autre que d’être patient avec son traitement, mettre ses limites et vous centrer sur comment vous pouvez mieux vivre à travers cette situation. Souvent, il y a un certain processus de deuil à traverser. Un deuil de son contrôle, un deuil de la situation idéale, etc.
« Nous espérons que si nous continuons à insister, un jour, la situation sera la même qu’avant ». « Lâcher-prise serait comme l’abandonner à lui-même. »
Il y a plusieurs aspects du trouble chez la personne dont vous n’avez aucun contrôle.
Il est important de faire un deuil (au moins temporaire) par rapport à la situation actuelle, tout comme on le ferait si un proche devait faire de la réadaptation physique à la suite d’un accident. Se donner la responsabilité de régler la situation est très anxiogène pour les deux parties et nuit au lien. Un deuil implique de se permettre de vivre les émotions négatives auxquelles on veut essayer d’échapper par du déni ou de la distraction dans le but de passer à travers.
Comme le deuil est en lien avec un manque de contrôle, il est important d’identifier d’autres aspects de votre vie dans lesquels vous avez du contrôle. Est-ce que vous contrôlez la propreté dans votre maison? Comment vous réagissez aux crises de l’autre? Que mangerez-vous ce soir? Il n’y a pas de mauvaises réponses, il est simplement important de se rappeler que, malgré le manque de contrôle par rapport à la situation de son proche, on a encore un contrôle dans sa propre vie. Pour certains, le processus de deuil blanc n’est pas facile. Parfois il faut explorer ses rêves brisés, se permettre de vivre les émotions et avoir de l’aide à adapter ses attentes à une nouvelle réalité. Un intervenant pourra vous accompagner à travers votre processus de deuil blanc et vous guider ensuite pour établir une nouvelle relation avec votre proche, selon vos besoins.
L’accumulation et la perception
« Il y a des moments où j’ai envie de fuir, de tout abandonner. »
« Parfois, je pense que sa mort serait la meilleure chose qui puisse arriver. »
Dans la tempête de problèmes à résoudre, de feux à éteindre et de moments de paix à protéger, il est très facile de perdre contact avec son propre vécu, si bien qu’on fait de son mieux pour accompagner son proche dans ses difficultés. On demeure des humains qui vivent des frustrations, de la colère, de la tristesse et bien d’autres émotions négatives. Bien qu’on puisse essayer de les laisser de côté dans un but « productif », il y a une montagne de négativité qui peut s’accumuler au fil du temps. De la négativité envers son proche, de la négativité envers son entourage, de la négativité envers le système, puis de la négativité envers soi-même.
C’est un processus insidieux qui vient corrompre la façon de voir la relation avec son proche.
En 1968, un psychiatre nommé Stephen Karpman a développé un modèle pour représenter cette dynamique malsaine avec son fameux « triangle dramatique » (Karpman, 2019).
(1)Karpman, S. B. (2019). Script Drama Analysis II. International Journal of Transactional Analysis Research & Practice, 10(1). Petitcollin, C. (2013). Victime, bourreau ou sauveur: comment sortir* du piège? (nouvelle édition). Jouvence.

Ce modèle présente le lien problématique entre deux personnes comme un jeu de rôle dans lequel il y a trois rôles : le sauveur (qui fait tout l’impossible pour sauver l’autre, en négligeant ses propres besoins), la victime (qui est incapable de se sauver par elle-même, mais reconnaît ses besoins) et le bourreau (qui défend ses besoins fortement, en écrasant les autres).
Le proche aidant commence souvent son parcours en se positionnant comme sauveur de la personne atteinte (victime), mais au fil du temps devient épuisé de tout donner et commence à se percevoir comme une victime sans aucune autre option que de se soumettre aux demandes de la personne atteinte (maintenant devenu le bourreau). Cela peut aller jusqu’à un point qui dépasse une certaine limite et le proche aidant devient plus critique et contrôlant envers la personne atteinte (bourreau) et la personne atteinte devient la victime pendant un certain temps, jusqu’à ce que le proche aidant se sente coupable d’avoir agi de façon bête et cherche à se racheter (et le cycle recommence, avec la personne atteinte devenant encore une fois la victime). On pourrait décrire la dynamique comme une sorte de danse qui s’installe entre le proche aidant et la personne aidée autour de ces 3 rôles, ayant toujours de bonnes intentions, mais des impacts négatifs dans le lien.
Ce qui est important de comprendre, c’est que le tout se passe dans les perceptions; une situation peut rester catégoriquement la même, mais on passe de se percevoir comme victime à se percevoir comme agresseur. La première étape pour sortir de cette danse, c’est de prendre conscience lorsqu’on est en train de la faire. Si vous vous reconnaissez dans cela, un intervenant pourra vous aider à analyser la situation et trouver des modalités alternatives pour le lien avec votre proche.
Épuisement
« Je me sens tellement épuisée par mon rôle que j’ai l’impression que le sommeil ne suffit pas à récupérer »
Il est facile de voir l’empathie et la sympathie comme des valeurs qui font une partie centrale dans l’identité, alors que ce sont des ressources avec des limites tout comme son énergie. À force d’être constamment présent pour assister une personne dans ses besoins au sacrifice de ses propres besoins, on peut entrer dans un état d’épuisement comparable au « burn out » professionnel ; on a trop donné et maintenant on n’a plus le choix que de se ressourcer avant de revenir au « travail ». Il est possible de s’apercevoir qu’on arrive au point d’épuisement lorsqu’on commence à réagir de façon plus « bête », moins diplomatique. On ressent plus d’hostilité dans nos comportements ou bien on choisit de fuir la situation.
Voici quelques signes :
- On n’est plus capable d’avoir de l’empathie avec les difficultés de la personne, on ressent du jugement envers la plupart de ses défis et/ou préoccupations.
- Épuisement physique et émotif constant
- Forte émotivité
- Besoin de s’isoler
- Perception négative de la vie
L’épuisement n’est pas un état permanent, mais pour réussir à s’en sortir, il est primordial de prendre du temps pour soi; reconnaître ses limites et les accepter, prendre du répit et déléguer certaines tâches si possible (et se questionner avant de décider qu’une tâche doit absolument être faite par soi-même!), reconnecter avec son cercle social ou en créer un nouveau peut également être très aidant. Un intervenant peut vous aider à identifier certaines mauvaises croyances qui vous amènent à ne pas vous permettre du temps de ressourcement ainsi qu’à développer des stratégies pour vous aider à prendre votre besoin de temps de ressourcement au sérieux.
Dans certaines circonstances, il peut s’avérer nécessaire d’avoir recours à des procédures légales lorsque la situation devient préoccupante et rien ne semble bouger. Comme le fait de retenir une personne contre son gré va contre les principes des droits et libertés de la personne. Il peut s’avérer nécessaire de prouver en cours la nécessité que la personne soit évaluée par des psychiatres.
Ce document décrit les lois et ordonnances qui pourraient venir en aide à votre proche qui ne reconnaît pas le risque dans lequel il est: Loi et ordonnances – procédures à suivre. Pour lire davantage sur les aspects légaux en santé mentale, vous pouvez consulter le site du gouvernement du Québec.
Bien que les professionnels d’Espace allié ne puissent pas faire la requête d’évaluation psychiatrique à votre place, ils peuvent tout de même vous aider à évaluer si ce serait pertinent de faire la demande. L’intervenant pourra également vous aider à éviter certains pièges dans la rédaction de votre demande et à mettre en valeur des éléments importants et vous diriger vers les bonnes ressources pour des suivis par des experts légaux.